Le mouvement des cercles de silence a été lancé en 2007 pour « protester contre l'enfermement systématique des sans-papiers dans les centres de rétention administrative en France ».

Ce mouvement a été lancé par les frères franciscains de Toulouse en 2007, à l'initiative de l'un des leurs, Alain Richard. Il s'est étendu à plusieurs villes et a été relayé par plusieurs associations telles que la Cimade ou Réseau éducation sans frontières. Les cercles de silence se décrivent comme regroupant « tous les courants de pensée et ouverts à tous ».

L'initiateur des cercles du silence inscrit son initiative dans le cadre du mouvement de la non-violence dans lequel il s'est impliqué depuis de nombreuses années. Formé auprès de Lanza Del Vasto, il revendique comme sources d'inspiration pour son action l'Evangile, Gandhi et Saint-François d'Assise.

A Palaiseau, chaque troisième samedi du mois, Place de la Victoire, de 11h à 12h un Cercle de Silence est ouvert à tous. En nous rattachant à ce mouvement non-violent qui est présent dans de nombreuses villes françaises, nous voulons témoigner publiquement de notre solidarité avec les retenus de Palaiseau, et informer les habitants de la ville de ce qui se passe à leur porte.


77e cercle de silence

Palaiseau

Place de la Victoire

de 11 à 12h




De nombreux habitants de la région ignorent l’existence à Palaiseau d’un centre de rétention pour étrangers. L’Observatoire Citoyen soutient ces personnes. Il anime, chaque 3ème samedi du mois, de 11 à 12h, un cercle de silence pour faire entendre le cri des détenus. Ce Cercle est ouvert à tous. Vous pouvez le rejoindre à tout moment, quelle que soit la durée de votre participation.

 

Lancement de l’observatoire des conséquences de l’état d’urgence sur les personnes étrangères 


Après avoir annoncé la constitutionnalisation puis la prorogation de l’état d’urgence, le gouvernement s’apprête à intégrer dans le droit commun certaines mesures jusque-là réservées à l’état d’urgence, à l’occasion d’un projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé.
Nos libertés sont en danger. Les contrôles d’identité et les mesures administratives décidés sans contrôle judiciaire, même si les étrangers et les étrangères n’en sont, de loin, pas les seules cibles, fragilisent encore plus leur situation en France.
 C’est pourquoi, depuis l’instauration de l’état d’urgence, le Gisti tente de recenser ces dérives touchant en particulier les personnes étrangères.
 

Les périls de l’urgence


…Face aux critiques – peu nombreuses – qui ont pu se faire entendre à propos de l’instauration même de l’état d’urgence, la réplique a été immédiate : une telle menace justifie le plus haut niveau possible de sécurité. « La France est en guerre », a-t-il été répété… « La riposte de la République sera d’ampleur. Elle sera totale », proclame le ministre de l’intérieur.

Vouloir neutraliser les assassins et s’employer à ce que d’autres ne se lancent pas dans de nouvelles équipées criminelles du même ordre sont des objectifs incontestables. Mais les moyens de parvenir à ces objectifs ont été décidés très vite, sans concertation, sans débat : état d’urgence, rétablissement des contrôles aux frontières… Décider avec une telle célérité, sur la base d’arguments d’autorité, est en soi toujours périlleux. Même en temps dit « de guerre ».

On s’est ainsi privé de réfléchir à la véritable utilité de l’état d’urgence : quelles investigations policières, quelles poursuites, quels moyens de recherche des coupables des tueries du 13 novembre et de prévention d’autres attentats n’auraient pas pu être engagés sans l’état d’urgence ? En quoi le rétablissement des contrôles aux frontières est-il susceptible d’empêcher les coupables de quitter le territoire, et d’autres criminels d’y pénétrer ?

 […] Dans les jours qui ont suivi, on a assisté à un nombre record d’interpellations, de gardes à vue, de perquisitions administratives, d’assignations à résidence, de placements en centre de rétention et de notifications d’obligation de quitter le territoire français. Avec quels résultats ? Là encore il est trop tôt pour le dire, mais on ne peut qu’être frappé par le grand nombre de personnes finalement relâchées, de témoignages de violences ou d’humiliations injustifiables, de récits d’interrogatoires portant sur des engagements politiques n’ayant aucun rapport avec des activités terroristes, de perquisitions sans sommation chez des personnes pourtant disposées à laisser ces opérations se dérouler, et par la rigueur des conditions d’assignation à résidence dont on peine à comprendre l’utilité.

 […] À la différence de l’après-attentats de janvier 2015, aucune voix ne s’est fait entendre au sommet de l’État pour dire : « Pas d’amalgame  » Au contraire, depuis le 13 novembre, on a vu se développer une stigmatisation bien réelle de l’islam et une logique de « guerre des civilisations » qui conduisent à multiplier les déclarations sur les phénomènes de « radicalisation de l’islam », à sommer les musulmans de se prononcer clairement – comme si, en France et ailleurs, ils ne luttaient pas contre la haine, l’intolérance et les dérives meurtrières commises sous couvert de la foi –, à réclamer une plus grande sévérité dans les poursuites de femmes portant burqa ou niqab, à opérer une série de perquisitions dans des mosquées, à arrêter des imams, à fermer des lieux de prière…

Que s’est-il passé pour que l’« amalgame » ne soit plus considéré comme un danger ? Est-on si certain d’avoir pris la mesure des phénomènes qui sont à la racine des attentats ?

À défaut de mener une véritable réflexion sur les causes des attentats, on peut être certain que les étrangers - qu’ils soient résidents de longue date ou récemment arrivés à la recherche de sécurité - vont être, au travers de réformes, de décisions politiques et d’évolution des pratiques de l’administration, d’autres victimes collatérales de ces drames.

Rien ne nous garantit que les mesures prises dans l’urgence soient de nature à assurer la sécurité. Tout nous laisse à penser, en revanche, que ces mesures sont dangereuses à moyen et long termes. En décidant de passer outre les règles de l’État de droit, c’est une boîte de Pandore que l’on ouvre. Quand et comment se refermera-t-elle ? Combien de nouvelles violences les plus pauvres et les plus discriminés auront-ils encore à subir ?

                                                                                                    Extrait de l’édito du Plein droit n° 107, décembre 2015, GISTI
 
 


Nous dénonçons les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu’ils n’ont pas de papiers en règle.

Nous n’acceptons pas que soient prises en notre nom des dispositions qui brisent des vies humaines et font voler en éclat des couples et des familles.

Nous  refusons  les  interpellations  au  faciès,
l’enfermement et l’expulsion d’hommes, de femmes et même d’enfants.

Nous dénonçons les conditions de détention inhumaines dans les centres de rétention administrative et les zones d’attente des aéroports et, avant tout, leur existence.

Nous n’acceptons pas que la France refuse sa protection aux demandeurs d’asile qui sont exposés à de très graves dangers en cas de retour dans leur pays d’origine.
Nous dénonçons les obstacles administratifs qui contraignent des hommes, des femmes, des familles entières à vivre et à travailler dans la clandestinité et la peur, privés de tout projet et de conditions de vie simplement décentes.

Nous refusons cette chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société toute entière, aux enfants particulièrement.
Les atteintes à la dignité de quelques uns blessent tous les hommes dans leur humanité.

Nous voulons que la France redevienne un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par des êtres humains venus du monde entier.

Nous sommes solidaires des retenus du Centre de rétention de Palaiseau. 

 


Un Cercle des Cercles de silence chez Manuel Valls à Evry (Septembre 2012)


Le Cercle des Cercles, en rassemblant l’après-midi sur la Terrasse de l’Agora près de 110 personnes  est un des moments forts du week-end. Des passants, à qui l’on distribue notre tract expliquant notre présence silencieuse, rallient même pendant quelques dizaines de minutes le Cercle pour exprimer leur volonté de véritable changement vis-à-vis des étrangers en situation administrative irrégulière dans la ville de M. Valls, ministre de l’Intérieur. Brétigny, Evry, Lardy, Versailles, Paris, Antony, Palaiseau, Juvisy, Yerres, de nombreux cercles sont représentés, en plus des participants des Observatoires présents à Massy.  Alors que la Cimade et  RESF  sur place au Mesnil Amelot continuent d’intervenir pour faire libérer la famille afghane et annuler son expulsion, le Cercle des Cercles  joint, à l’issue d’une heure de silence, sa voix en un communiqué commun avec toutes les organisations présentes, condamnant le sort réservé à cette famille. Ensuite une rencontre a lieu autour d’un pot offert par le Cercle d’Evry, dans les locaux associatifs de la Maison du Monde permettant des échanges réconfortants et instructifs entre les divers cercles présents.

Appel des cercles de silence au nouveau gouvernement

 

Créés il y a près de 5 ans pour protester contre l’enfermement des étrangers dans des centres de rétention administrative (CRA) au seul motif que ces étrangers se retrouvent dans une situation d’irrégularité administrative, les cercles de silence sont une expression non violente de citoyens isolés ou soutenus par des dizaines d’associations, organisations ou collectifs locaux ou nationaux. Ils regroupent chaque mois dans 174 villes de France, des milliers de personnes qui manifestent en silence durant une heure.

 

Les centres de rétention administrative sont de véritables prisons où les retenus, enfermés sans jugement, deviennent "vulnérables" et ont de graves difficultés à faire respecter leurs droits. Les expulsions ont créé des situations familiales inextricables : enfants en centre de rétention, familles disloquées, personnes expulsées dans un pays où ils courent de graves dangers….

 

Le président de la république a changé, la majorité de l’assemblée nationale aussi …..Mais c’est toujours la législation sur les étrangers durcie par l’ancienne majorité qui s’applique. Nous appelons à un changement de la loi en profondeur avec un souci de justice visant à ne pas compromettre l’avenir de tous ceux qui n’ont d’autre choix que de se retrouver en exil dans notre pays.

 

En attendant ce changement de la loi, conformément aux engagements pris par le nouveau président avant son élection, « je veillerai à ce que chaque migrant, quelle que soit sa situation, soit traité avec dignité, dans le respect de ses droits fondamentaux», nous demandons instamment que les mesures suivantes concernant tout le territoire français soient prises de toute urgence afin que la machine administrative et policière cesse de broyer  des existences.

 

-         mettre fin aux objectifs chiffrés en matière d'expulsion qui font voler en éclat les règles qui garantissent les libertés individuelles

 

-         rompre (comme le permet la directive européenne dite « directive retour » )  avec la logique d’enfermement  systématique des étrangers et en premier lieu des familles et privilégier des mesures alternatives plus justes et humaines

 

-         instaurer un moratoire sur les expulsions dans l’attente de la nouvelle loi

 

-         traiter le droit d'asile là où se situe la compétence sur la situation à l’étranger

 

Ces mesures peuvent être prises très rapidement  préfigurant une évolution dans la manière de considérer l’étranger.

 

Le changement, ce doit être dès maintenant

 

« Au début ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis vous combattent, mais à la fin c’est vous qui gagnez. » - Mahatma Gandhi

 

Avec ou sans papiers, l’étranger est une personne.

 

La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte.

 

Notre silence le crie.

 

Si vous soutenez ce texte, soumis aux participants aux cercles de silence contre l’enfermement des étrangers et à tout citoyen soucieux du traitement réservé aux étrangers en France.

 

Signez le sur : http://www.placeauxdroits.net/cercle/Petitions/index.php?p=3

 

Envoyez le tel quel ou avec vos amendements à vos élus locaux ou à :

 

envoi de courriel sur http://www.elysee.fr/ecrire/

 

premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

 

manuel.valls@interieur.gouv.fr

 

 

 

Ce mouvement a été lancé par les frères franciscains de Toulouse en 2007, à l'initiative de l'un des leurs, Alain Richard. Il s'est étendu à plusieurs villes et a été relayé par plusieurs associations telles que la Cimade ou Réseau éducation sans frontières. En nous rattachant à ce mouvement non-violent qui est présent dans de nombreuses villes françaises, nous voulons témoigner publiquement de notre solidarité avec les retenus de Palaiseau dont la seule faute consiste à ne pas avoir de papiers, et  également dénoncer les conditions de détention elles-mêmes.

 

Nous informons ainsi les habitants de la ville de ce qui se passe à leur porte. Beaucoup de Palaisiens connaissent désormais cette forme d’action silencieuse, présente dans une centaine de villes françaises, ouverte à tous et à tous les courants de pensée.

 

Il y aurait maintenant 170 cercles et plus de 10 000 participants ! Vous pouvez nous y rejoindre à tout moment, quelque soit la durée de votre participation. En brisant ainsi le silence qui entoure les retenus de Palaiseau, nous espérons les protéger un peu  de l’angoisse d’être enfermés, loin de leurs proches.

 

 

Ensemble, en cercle... et en silence

 

 

Ala veille du printemps, un cercle de silence s'est réuni pour la 19éme fois  de nouveau à Palaiseau, samedi 19 mars de 11h à 12h, Place de la Victoire. Comme le 15 janvier dernier et comme tous les troisièmes samedis maintenant pour la dix-huitième fois,un cercle de silence s'est, sous la pluie, en pleines vacances scolaires de 11H à 12H, rassemblé  le 19 février dernier pour réprouver en silence la rétention d'étrangers sans papiers dans le Centre de Rétention Administrative de Palaiseau.

 

 

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A une semaine de Noël, samedi 18 décembre de 11H à 12H, dans un froid polaire, plus d'une trentaine de courageuses et courageux solidaires avec les retenus du Centre de Rétention Administrative de Palaiseau, se sont réunis comme chaque troisième samedi, depuis de nombreux mois maintenant, Place de la Victoire à Palaiseau, sous l'oeil combatif du jeune Joseph Bara. Autour de la maigre flamme d'une lampe tempête, ils tournaient en silence pour se réchauffer, venus de Palaiseau, mais aussi de Villebon, de Massy ou de Bures,  spécialement pour participer à ce cercle  ou le rejoignant à la dernière minute à l'occasion de courses faites dans le centre ville. Heureusement il y avait du thé chaud !

 

 

Au-delà des mots et des cris, ces citoyens de tous horizons exprimaient leur réprobation, face à l'enfermement de sans papiers au coeur de Palaiseau, dans le Centre de Rétention Administrative (CRA) situé juste à côté du Commissariat de Police, non loin de la Sous-préfecture. Ils s'élevaient ainsi en silence contre les atteintes à l'humanité commises contre ces étrangers enfermés dans notre ville, si proches et si lointains, privés d'un Noël en liberté et en famille, et dont le seul crime est de ne pas avoir de papiers. Deux des membres de l'Observatoire, Frédérique et Elisabeth ont lu un passage du livre "Chroniques de rétention" à la fin du cercle.

Auparavant nous avions demandé aux joueurs de l'orgue de barbarie qui animaient la place de faire le silence pendant cette lecture. Ce qui ne leur posait pas de problème. Mais un élu municipal qui se trouvait là, dit qu'il fallait demander son autorisation à l'élue responsable.Nous apprenions par la suite qu'effectivement cette élue avait téléphoné aux animateurs de rue pour leur confirmer de ne pas s'arrêter, un employé devant même se déplacer pour le leur confirmer de nouveau. Mais en fait les organistes ont préféré passé "Enfants de tous pays" pendant le cercle de silence et s'arrêter pendant la lecture.

Paix aux hommes et aux femmes de bonne volonté.

1er Cercle de Silence à Palaiseau (Mai 2009)

Voilà, c'est fait ! Une nouvelle forme de militantisme est née à Palaiseau.


Aujourd'hui samedi 26 juin 2009, un peu plus de 60 de nos concitoyens de Palaiseau et des communes voisines se sont regroupés sur la place de la Victoire de Palaiseau pour exprimer leur refus de la politique mise en œuvre à l'égard de ces personnes dont la seule faute consiste à ne pas avoir de papiers.
Les passants, interpellés par ce mode de manifestation peu courant, s'arrêtaient nombreux pour lire les panneaux d'information et les tracts.
A coup sûr, voir des personnes toutes différentes, femmes, hommes, jeunes, vieux, tous en cercle avec pour seule arme leur silence face à tant d'inhumanité a interpellé ceux qui ignoraient jusqu'à la présence du Centre de Rétention de Palaiseau ( 13 rue Emile Zola, Palaiseau)
Dorénavant, nous avons tous quelque chose à faire un samedi par mois à 11H place de la Victoire à Palaiseau.
Cercle_Silence